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Dans les pas d’Alain Folgoas

  • 4 novembre 2017
  • De Les Maquilleuses
  • Interviews
  • 1

Dans les pas d’Alain Folgoas

Alain Folgoas : « On doit créer un personnage à un instant T
de l’histoire de sa vie… le spectateur doit croire à cette histoire »

 

Interview: Alain Folgoas est un personnage renommé dans le monde du maquillage de cinéma. Il a maquillé acteurs et artistes de films français et américains, pièce de théâtre… Après 40 ans de métiers en tant que maquilleur, posticheur et prothésiste, Il donne aujourd’hui la chance aux apprentis de se former à ses cotés !
Après quelques échanges téléphoniques, il a accepté gentiment de répondre à nos questions et nous sommes ravis! Son interview dévoile un homme humble et d’une simplicité rare.
Découvrez vous-même!

 

A quel âge avez-vous commencé à maquiller ?

Je pense que je devais avoir 12 ou 13 ans, à la Troupe Théâtrale du Lycée Michelet à Vanves où je faisais mes études. Un de nos professeurs montait des pièces classiques ou modernes, mais dans tous les cas j’avais des camarades (filles et garçons) de 12 à 16 ans à maquiller et donc de nombreux vieillissements plus ou moins importants.
Au début, je ne travaillais qu’au fard gras, à la pâte à modeler (de maquillage), et au crêpé, mais 3 ou 4 ans plus tard, j’ai commencé à essayer le latex.
Ces années ont été très formatrices pour moi car elle m’ont appris à observer un visage pour en tirer ce qu’il fallait faire pour arriver au personnage à représenter.

 


Période Lycée et débuts : faire passer du jeune homme au noble vieillard.

 


Son travail en plus évolue.

 

Comment avez-vous su que le métier de make-up artist était fait pour vous?

Au cours de mes années de Troupe Théâtrale, je prenais de plus en plus de plaisir à maquiller, je me disais que devenir « maquilleur » serait une agréable façon de gagner ma vie.
Je souligne « maquilleur » car pourquoi utiliser une expression anglaise quand le mot existe en français ? Je m’y suis toujours refusé. Je parle pourtant couramment l’anglais, mais aucun anglophone n’utiliserait le mot « maquilleur », alors pourquoi ce snobisme ? Pour faire bien ?…  Non, ce n’est pas le côté « m’as-tu-vu » qui fait une bonne réputation, celle qui fait travailler, mais les bons résultats de nos travaux.

 

Est-ce que quelqu’un ou une personnalité vous a donné envie de faire ce métier ?

J’ai rencontré par hasard chez mon fournisseur habituel, à l’époque la maison Leichner , aujourd’hui disparue, un maquilleur de grande réputation, Arakélian, le « sorcier du maquillage » qui avait fait La Belle et la Bête de Jean Cocteau avec Jean Marais.
Il créait à la rentrée suivante la première classe de maquillage cinéma sur Paris après la Guerre.. Il était très persuasif, mais je crois que j’étais décidé à y aller… Il m’y a invité et j’y suis allé étudier les produits et techniques utilisées au cinéma.
J’ai aussi eu à cette époque un grand choc en voyant le film « La Liste d’Adrian Messenger »  de John Huston, où plusieurs acteurs en renom portaient des masques souples en mousse de latex, et où l’on voyait Kirk Douglas se maquiller…
Voir ces pièces qui étaient ce que je cherchais vainement à faire m’a incontestablement stimulé et donné des idées que je mettrai en pratique quelques années plus tard..

 

Que recherchez-vous dans vos créations ?

Un maquillage de spectacle (cinéma ou théâtre) n’est pas que de la poudre aux yeux comme on le croit trop facilement aujourd’hui, ce n’est pas que de la beauté banale. On doit créer un personnage à un instant T de l’histoire de sa vie.
Le spectateur doit croire à cette histoire et à cette vie que vous devez lui montrer et raconter au même titre que l’artiste qui l’interprète… qui peut être naturellement tout à fait différent de son personnage.
Je recherche donc toujours ce qui est le plus cohérent, le plus réaliste, le plus vivant, le plus « humain ».
Le personnage ne doit pas être un maquillage sans raison, encore moins refait paresseusement d’après quelqu’un d’autre, mais le rendu du maquillage a toujours une raison d’être : la vie (et parfois aussi la mort) du personnage, ce à quoi le spectateur est le plus sensible.
Cela parait évident pour les visages humains « normaux », mais ça l’est tout autant dans les maquillages d’alien, malgré toutes les bizarreries dont on les affuble de nos jours hors cinéma. Regardez le merveilleux visage de Boris Karloff dans Frankenstein.

 


Alain Folgoas transmettant son savoir à l’école Métamorphoses (Strasbourg), Photographe Sylvain Bouissière

 

Quel a été votre premier job en tant que maquilleur ?

Quelques semaines après avoir obtenu mon Diplôme de « Maquilleur d’Art Arakélian » (en fait un « Certificat de Scolarité » car le diplôme de maquilleur n’existe pas encore en Droit français) j’ai eu la chance d’être pris comme stagiaire sur une série TV alors en Noir & Blanc. Pendant trois ou quatre mois j’ai assisté Charly Koubéssérian qui venait de faire les aventures de Tintin.
J’ai alors appris beaucoup de choses avec lui, comme je n’ai jamais cessé de le faire sur chaque tournage. On n’a JAMAIS fini d’apprendre ce métier : on commence à l’apprendre vraiment après la sortie de l’école sur les plateaux au contact de nombreux maquilleurs dont chacun a quelque chose à vous transmettre.

Après cela, entre deux assistanats, j’ai eu la chance de faire des renforts sur beaucoup de films d’époque et d’y rencontrer de nombreux grands maquilleurs internationaux comme Alberto de Rossi, le chef maquilleur de la 20th Century Fox de l’époque, qui m’a pris sous son aile pour m’apprendre ce qu’était vraiment le travail de postiches de haute qualité (que j’ai ensuite eu souvent l’occasion de mettre en pratique, à mon plus grand plaisir) et Ron Berkeley qui m’a appris beaucoup d’autres choses encore sur le postiche et le travail au latex sur un visage.
Après mon service militaire, ma carrière a redémarré sur Peau d’Ane de Jacques Demy avec un nouveau Mentor, aussi talentueux que difficile, Alex Marcus, qui avait fait Le Bossu avec Jean Marais et beaucoup d’autres films encore.
Je suis resté son assistant pendant 7 ou 8 ans en pointillés, mais son ami pendant près de 40 ans jusqu’à sa mort.
Il n’était pas si méchant que ça, finalement : juste exigent, autant dans mon intérêt que dans le sien.

 

Quel moment vous a le plus marqué dans votre carrière ?

Ha, il y en a plusieurs, tous forts et riches en émotions !… en voici quelques-uns parmi les plus importants pour moi émotionnellement.

Ron Berkeley était le maquilleur du plus grand acteur de l’époque, Monsieur Richard Burton. Il m’a demandé de l’assister pour faire des faux crânes et leur mettre des cheveux pour le tournage du Film « l’Escalier » de Stanley Donen.
Je vous raconterai peut-être une autre fois notre première rencontre, mais ce Monsieur Burton était aussi gentil dans l’intimité de son appartement-loge avec son entourage proche qu’il était impressionnant pour ceux qui ne le connaissaient pas.
Le tournage s’est si bien passé qu’au cours des 17 ans qui ont suivi, j’ai retravaillé 7 fois pour lui et avec lui à sa demande et j’ai fait équipe avec Ron à bien d’autres occasions. Lors du tournage en Irlande de Lovespell (l’histoire de Tristan et Yseult) où je m’occupais de tous les autres acteurs du film, Ron est devenu papa et a pris 4 jours de congé parental.
Richard Burton m’a alors fait demander personnellement de le maquiller pendant ce temps.
Je n’avais que quelques années de métier, donc arrivée d’un trac mémorable ! La première fois, il pleuvait, le ciel était gris anthracite, et pas de lumière dans la caravane à 7h du matin.
J’ai du maquiller sur 1 m² devant la fenêtre pour y voir un minimum. M. Burton faisait ses mots croisés mais se prêtait professionnellement à mes demandes. A la fin du maquillage, comme nous n’avions pas devant la fenêtre de la caravane le grand miroir habituel, j’ai commencé à sortir ma glace de ma mallette.
Burton m’interrompt immédiatement :
— Que faites-vous, Alain ?…
— Je vais vous présenter le miroir pour que vous voyez mon travail pour faire les retouches que vous pourriez souhaiter.
—Rangez-ça tout de suite, je n’ ai pas besoin de voir votre maquillage. J’ai vu votre travail sur les autres acteurs du film, et vous avez vu la tête que me fait Ron. Je vous fais confiance et c’est moi qui ai insisté pour qu’on vous demande si vous pouviez accepter ce supplément de travail,
sinon, vous ne seriez pas ici.

Ouaaah ! Quel honneur ! Je ne savais plus quoi dire ni faire et me suis senti rougir sous le compliment.
Burton enchaine :
— Mon ancien maquilleur réside à 10 km d’ici. Il aurait sans aucun doute été ravi de sortir de sa retraite pour venir mais j’ai préféré vous demander à vous puisque ici vous faites bien votre job. Et puis, voyez-vous, je me fous du maquillage. Les gens savent que ce n’est pas Burton qui se maquille. Si on me voit une sale gueule à l’écran, on ne dira pas « Burton est mauvais », ce qu’on dirait indubitablement si je jouais mal, et là cela me ferait du mal.
Donc un mauvais maquillage ne m’atteindrait pas. Mais je sais ce que vous faites et j’ai confiance en vous. Alors faite votre travail mais ne me demandez pas de le juger.
Pfffffff !… Si ça ce n’est pas un beau compliment marquant, qu’est-ce qui le sera ? Depuis ce
jour, je n’ai plus jamais eu peur d’un grand acteur. Ce ne sont d’ailleurs pas eux les plus difficiles.

Après cela, j’ai encore eu le bonheur de pouvoir épisodiquement m’occuper de lui sur d’autres films, et à chaque fois nous avons eu notre petit instant d’humanité privilégié. Richard est décédé en 86 et ce fut déjà un choc pour moi, comme lorsque Ron nous a quitté en Mai 2017.
Des maîtres, mais aussi des amis. Des vrais. Avec du respect.
Un autre événement qui m’a marqué, c’est la fois où j’ai téléguidé la main d’Alex Marcus, le grand chef maquilleur français de l’époque, pour vieillir au latex Peter Cushing en faisant semblant d’être l’interprète en même temps que j’étais officiellement l’assistant d’Alex, Cushing ne parlant pas français et Alex pas l’anglais.
A cette époque, en France, la technique de l’emploi du latex pour faire des vieillissements directement sur la peau n’était pas encore connue, mais j’avais eu la chance d’en faire quelques-uns auparavant grâce à Ron.
Tout s’est très bien passé, on a eu de la chance d’avoir une excellente coordination Alex et moi et surtout qu’il me fasse totalement confiance, comme à l’aveugle.
Mais on avait déjà travaillé ensemble plusieurs fois et il savait que j’étais sérieux et fiable.

Le dernier pour aujourd’hui : Philippe Léotard devait tourner dans « Ni avec toi, ni sans toi » une scène de délirium tremens. Déjà pas facile à tourner en soi, mais Philippe avait à ce moment là quelques difficultés avec l’alcool.
Il a donc demandé plusieurs fois à différer cette scène.
Au dernier jour, il a bien fallu s’y mettre et il est arrivé à reculons à ma table installée spécialement dans la chambre où devait avoir lieu le tournage.
Je l’ai maquillé sans qu’il se voit et ne lui ai montré la glace que quand tout a été terminé et qu’il était prêt à tourner. Il s’est alors longuement regardé dans le miroir en silence, scrutant chaque détail attentivement. La tension était vive…

Puis il a posé la glace et a esquissé un faible sourire complice de soulagement :
— Ton maquillage joue le rôle à ma place… me dit-il alors tout doucement. Je l’ai senti soulagé de ce que ce maquillage de composition ne l’avait pas rendu ridicule et l’aiderait surement à montrer la souffrance de son personnage sans le caricaturer. Et c’est ce qui s’est passé. La scène est excellente et très émouvante.

 

Quelle a été votre plus grande difficulté dans votre carrière ?

Dès mon retour du Service Militaire, j’ai commencé à vouloir faire mes propres prothèses pour remplacer la pâte à modeler qui bien que plastique manquait totalement d’élasticité.
A cette époque, il n’y avait encore rien pour cela en France. Devant la difficulté pour faire venir les matériels de l’étranger, je me suis donc installé un laboratoire et j’ai commencé à faire des prises d’empreintes, des sculptures, des moulages, des tirages en latex, puis j’ai commencé à faire des recherches pour créer mes propres formules de mousse de latex. A force de persévérance, de tâtonnement en tâtonnement entre deux tournages, j’y suis finalement arrivé.


Période premières sculptures et prothèses en latex

J’ai aussi créé des formules de plastique à faux crâne et beaucoup d’autres choses… Je passais beaucoup de temps dans mon laboratoire pendant des années et suis devenu une sorte d’ours solitaire, ce qui me créa une certaine réputation dans ce domaine alors naissant, et j’ai toujours aidé ceux qui me l’ont demandé, même de très grands maquilleurs de l’époque qui issus de la mode n’avaient pas la formation pour faire de simples cicatrices. C’est un travail passionnant, mais pas toujours simple.

Une autre difficulté – administrative, celle-là – de ce métier est les relations avec Pôle Emploi (autrefois l’ANPE et les Assedics) : leur incompétence, leur ignorance de nos métiers, leur mauvaise foi malveillante, volontaire pour inciter les gens à quitter leur métier intermittent et ainsi à dégonfler leurs statistiques sont purement usantes, révoltantes, harassantes, et vous mettent souvent en difficulté avec votre banquier.

 

Qu’avez-vous ressenti lors de la remise du Grand Prix Renaud-Barrault ? 

Une grande joie et une grande peine, tout à la fois. Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, pour ceux qui aujourd’hui ne les connaissent plus, étaient un couple de très grands acteurs et directeurs de compagnies de théâtre.
Bien avant la création des César et des Molière, un prix à leur deux noms réunis a été créé pour récompenser les artisans et techniciens travaillant pour le Théâtre.

De nombreux coiffeurs et perruquiers ont déjà été récompensés pour la haute qualité de leur travail, mais aucun maquilleur ne l’avait encore été, les maquilleurs au théâtre étaient encore rares, les acteurs se maquillant eux-mêmes à l’époque.
Alors lorsque dans les années 90 après « La nuit de Barbizon » au Théâtre Edward VII à Paris, j’ai appris qu’on souhaitait m’attribuer cette récompense pour un vieillissement par masque en mousse de latex changé tous les jours comme au cinéma pendant 4 mois, j’ai été très joyeusement ému.
Une comédienne de 30 ans devait interpréter une dame de 90 ans pendant 2h30, sortir de scène, et revenir toute rajeunie à 25 ans six minutes après pour les dix minutes finales.

La difficulté n’était pas de faire le vieillissement, mais de pouvoir faire un vieillissement crédible qui puisse s’enlever en 6 minutes sans laisser de vilaines traces rouges sur le visage.
Je dois bien reconnaître que cela faisait vraiment effet en public. Bien que les plus grands pays (USA, UK, Italie, Allemagne, Belgique, etc) aient au moins une récompense reconnaissant le maquillage, ma peine est qu’il n’y a toujours pas de César ni de Molière du maquillage, bien qu’il y ait de plus en plus de chefs-d’oeuvre de ce domaine sur nos écrans et scènes nationales.
Je ne parle pas pour moi – j’ai déjà été récompensé, le seul en France encore à ce jour, dans cette discipline au théâtre, et je me réjouis d’avoir vu plus de dix ans après un Oscar attribué à Didier Lavergne pour « La vie en Rose » – mais pour les jeunes générations montantes.

 

Dans quel but avez-vous écrit votre livre « Maquillages faciles, pour théâtre et fêtes » ?

J’avais un gros projet de livre technique sur le maquillage avec un éditeur et son accord verbal.
Malheureusement, il a dérapé sur le verglas avant de signer et sa remplaçante, devant le coût assez important que représentait un pavé de 400 pages, m’a demandé un plus petit ouvrage sur les maquillages pour enfants et adolescents pour remplacer leurs livres précédents déjà un peu anciens et tester mes qualités d’auteur.

Je lui ai donc fait ce petit livre où j’explique techniquement comme réaliser simplement mais efficacement quelques personnages courants et pas seulement. Le livre a eu un gros succès à l’époque et est encore disponible sur commande ou sur Internet.

J’ai toujours aujourd’hui la même envie de transmettre utilement la passion et la connaissance de mon métier à des gens véritablement passionnés, disposés à investir le temps et l’énergie calme indispensables, c’est pour cela que je fais épisodiquement des formations très accessibles.

 

    
On fait aussi dans le Beau, extrait de son livre !

 

Quel conseil donneriez-vous à un make-up artist débutant ?

Plusieurs, si vous permettez.

• Se faire appeler « maquilleur/euse » plutôt que « make-up artist » si on veut être pris pour un maquilleur de cinéma sérieux et pas pour un snob hors domaine cinéma-spectacle. C’est d’ailleurs la dénomination officielle au cinéma.

• Etre calme et patient. Le maquillage, notamment dans les effets spéciaux, est un vrai métier qui demande du temps pour s’apprendre, au moins sur plusieurs années (sinon toute la vie), pour arriver à un niveau de qualité standard international. Se précipiter conduit invariablement à des catastrophes.

• Raisonner un maquillage : savoir tout ce que vous devrez faire, avec quoi, dans quel ordre pour obtenir le résultat souhaité, tel que défini par la production ou votre propre réflexion.

• Etre prudent : ne jamais tenter de faire croire qu’on sait déjà faire quelque chose quand ce n’est pas encore vrai. Vous passeriez vite pour un(e) vantard(e) et le milieu pro vous oublierait vite ensuite.
Il n’y a pas de honte à ne pas savoir quoi faire, mais il faut alors se renseigner auprès de gens compétents et fiables plutôt qu’auprès de camarades de promotion ou de YouTubers…

• Ne pas se faire passer pour un maquilleur expérimenté quand on ne sait faire que de la beauté, surtout en début de carrière.

• Ne pas se faire appeler « Maquilleur Pro » quand on ne se fait pas payer pour son travail de
maquilleur au moins au tarif de référence.

• Ne pas prendre de responsabilités sur un tournage quand on n’a pas la qualification pour ça.

• Chercher un chef-maquilleur qui pourra vous prendre comme assistant et vous former correctement.
Respecter alors l’étiquette de plateau, les règles du jeu dans une équipe de tournage.

• Rester à votre place d’assistant ou de stagiaire quand vous l’êtes, c’est le chef qui vous dira
quoi faire.

• Ne pas être parano : persévérer et ne pas se décourager au premier refus en pensant que le
maquilleur ne veut pas de vous. Vous ne savez pas pourquoi il ne vous prend pas tout de suite
sous contrat : peut-être n’a t’il pas de travail lui-même sur le moment, ou a-t’il besoin de
spécialistes immédiatement opérationnels dans un domaine que vous ne connaissez pas.
Recontacter toujours la personne quelques temps plus tard, l’ouverture sera peut-être meilleure. Ça marchera forcément un jour.

• Avoir le sens des responsabilités, de la recherche, se documenter en permanence auprès de sources fiables (pas que sur Internet où beaucoup trop de choses sont inintéressantes (copie de copies de maquillages réalisés par d’autres sans la moindre recherche d’amélioration, par exemple) voire dangereuses soit par la technique employée, soit par les produits mis en oeuvre non adaptés à la peau humaine.
On n’a pas le droit de mettre en danger la santé d’un artiste, ou d’un client, ni même d’un ami qui sert de cobaye.

• S’informer de l’histoire de votre métier, de qui est qui et qui a fait quoi. Cela vous évitera d’envoyer votre CV Mode à un spécialiste FX (ou l’inverse) et donc un nouvel échec… qui n’est jamais bon pour le moral.

• Apprendre à faire convenablement directement sur l’acteur un minimum de choses en postiches facial : favoris, barbes, moustaches… C’est très utile , même à l’improviste, et indispensable pour être considéré comme un vrai maquilleur par nos collègues étrangers.

Je suis toujours disponible pour d’autres renseignements sur le métier de maquilleur via ma page Facebook ou mon site !

Si vous pouviez choisir une personnalité, qui aimeriez-vous maquiller ?

Le prochain artiste, homme ou femme, qui me demandera de m’occuper du/des maquillages de son prochain projet intéressant et/ou sérieux.

Les Maquilleuses

1 Commentaire

Dany BINO

8 mois il y a

fier que tu sois dans ma famille même si on ne se voit plus souvent ... mais heureusement le Web peut raccourcir les distances