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Maquilleuse ? Maquilleur ? Comment réussir votre book.

Maquilleuse ? Maquilleur ? Comment réussir votre book.

Fraîchement sortis de l’école, à la recherche de votre premier travail ? Pour avoir plus de chance d’être recruté, il est indispensable de vous présenter avec des références, votre book, lors de vos entretiens. Cependant pour que vous soyez pris au sérieux voici quelques précieux conseils d’Alain Folgoas, chef maquilleur, pour réussir un book.

 

« Un » book ? – Non, « des » books

Avant de parler du « book » physique classique, évoquons rapidement le cas d’un book pratique mais auquel on pense moins : vos pages Facebook, Instagram ou autres.
Dès que vous aspirez à devenir maquilleur professionnel, pensez que vos pages sur internet sont autant de « book virtuel » possible et qu’on peut vouloir y rechercher rapidement un aperçu de vos travaux avant de vous convoquer à un entretien plus approfondi.
Il faut donc que votre page soit à votre nom – en clair pas un pseudo – et que vos photos soient publiques, accessibles à tous, ami ou non. Elles peuvent alors être classées dans différents albums (cf les titres ci-dessous) que chacun ouvrira selon ce qu’il recherche.
Réglez donc en conséquence vos paramètres de confidentialité, sinon un recruteur pressé ne pouvant voir vos références passera tout de suite à quelqu’un de plus accessible. Dès lors, plus d’enfantillage, du sérieux ; plus de photos de vos vacances ou de vos animaux de compagnie sans intérêt pour un recruteur. Au besoin créez sous pseudo une page privée pour ça.
De même quand vous aurez assez de références professionnelles pour vous faire un site, indiquez-en l’adresse rapidement lisible sur vos pages sans qu’il soit nécessaire de chercher longtemps. Pensez toujours que si l’accès n’est pas rapide, aujourd’hui, cela décourage et les gens ne cherchent pas. Sans doute l’époque qui veut ça…

 

Comment organiser votre book ?

Avoir un book physique pour chaque type d’interlocuteur peut être fastidieux et finalement assez encombrant pour peu de résultat car vous n’allez pas rencontrer quelqu’un tous les jours. Bien sûr, ce serait l’idéal, mais assez peu pratique.
Il vous faudra donc avoir un seul gros book – genre classeur grand format à anneaux (plus facile pour éventuellement déplacer des pages) ou un cahier- album où glisser vos photos papier, mais ça peut vous obliger à chambouler vos photos à chaque fois…) où vous pourrez avoir tout sous la main, rapidement, en rangeant vos photos par catégories. Un marque-page vous permettra d’ouvrir directement à la bonne page en fonction de votre interlocuteur qui, après examen de ce qui l’intéresse en premier pourra regarder le reste, ou pas, sans que vous ayez lieu de vous en offusquer. Cet article vous indique les catégories générales.

 

La sélection des photos.

Sélectionnez vos travaux les plus représentatifs, selon le domaine dans lequel vous souhaitez vous orienter : soit dans le cinéma-spectacle, soit mode, photo, événementiel ou encore artistique.
Les photos, tirées au minimum 13 x 18, devront refléter votre véritable travail c’est à dire être des photos claires, lisibles, sans retouche ni flou artistique, ni éclairage trop intensif camouflant les qualités et/ou défauts. Une à deux photos par création suffisent. Evitez les photos inutiles tels que ceux des backstages ou les photos de groupe.

 

Ce qu’un professionnel attend de vous

D’une création à l’autre, le professionnel verra votre évolution. Et surtout il cherchera à savoir si vous êtes déjà opérationnel pour le projet qu’il a en tête ou s’il faudra vous former si vous avez déjà des dispositions pour le travail considéré. Cela pourra donc déterminer votre rang dans l’équipe. Présentez un book qui soit utile à votre cible, inutile de lui faire perdre son temps avec des choses de moindre intérêt pour lui. Présentez-lui ce qui l’intéressera en premier et gardez le reste en réserve s’il vous le demande.

 

Pour un chef maquilleur de cinéma

Il est préférable de proposer différents styles de cinéma que vous pensez savoir faire (mais soyez prudent et surtout ne vous vantez pas) : beautés diverses, correctives, naturelles et un peu sophistiquées, vieillissements, postiches, effets divers, maquillage artistique, etc… Présentez ce que vous faites le mieux.

 

Pour des effets spéciaux auprès d’un chef spécialisé

Il aura besoin de bien voir vos empreintes, sculptures, moules et maquillages terminés. Si vous présentez des blessures, n’abusez pas du sang comme ça se fait trop souvent pour cacher les défauts.

 

Pour un maquilleur de mode

Il préféra voir des photos de beauté et de « shootings » et, si vous en avez, des parutions presse plutôt que des photos sanglantes qui lui seraient inutiles.

 

Pour un maquilleur artistique

Il appréciera de voir vos body-paintings plutôt que des vieillissements au latex.

 

Règle d’éthique pour tous et pour finir

Inutile de tricher en s’appropriant le travail d’un collègue, surtout si vous n’êtes pas certain de pouvoir en faire au moins autant, on s’en rendrait compte très vite, et cela vous créerait une mauvaise réputation dont vous auriez du mal à vous défaire.

 

Conclusion

En mettant en pratique ces conseils de bon sens, vous mettrez davantage de chances de votre côté. Et si ce n’est pas pour l’immédiat, ça peut être pour le futur : tout dépendra non de ce que vous attendez mais de ce qu’on aura à vous proposer. Patientez et persévérez.

 

Si vous avez des questions supplémentaires à poser à Monsieur Alain Folgoas, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à le contacter via sa page Facebook.

Any Les Maquilleuses